Friday, December 20, 2013

12-13-17-18-19 décembre

Pendant ces cinq périodes, mes élèves devaient écrire un texte argumentatif de 600 mots sur la qualité de l'adaptation cinématographique de Philippe Falardeau, du roman : C'est pas moi, je le jure!, de Bruno Hébert. J'ai donc décidé de faire une entrée globale pour cette section où je devais essentiellement superviser la rédaction. Lorsque les élèves avaient terminé, il devait également compléter deux autres documents. Le plus grand défi de cette période de presque deux semaines a été de faire un suivi auprès des élèves absents à certains cours et auprès de ceux qui quittaient l’école avant le 19 décembre (date de remise), la plupart du temps, pour un voyage. J'ai aussi profité de cette séquence de cours où la planification était plus légère, pour m'impliquer davantage dans mon milieu scolaire. En effet, une enseignante de français supervisait la rédaction des mots des finissants et tout allait de travers. J'ai donc mis la main à la pâte afin de régler quelques problèmes et faire des suivis auprès des élèves n'ayant toujours pas de message dans l’album. De plus, j'ai donné un cours (que j'ai filmé) aux élèves de 4e secondaire. Cette vidéoscopie sera considérée pour ma deuxième évaluation, puisque ma superviseure de stage n'avait pas intérêt à venir m'observer pendant les périodes où je n'enseignais pas. Il est un peu stressant de savoir qu'une partie de mon évaluation repose sur un enseignement à des élèves avec lesquels je n'ai pas eu la chance de créer des liens aussi forts qu'avec mes groupes, mais la période s'est relativement bien passée.

Wednesday, December 11, 2013

9-10-11 décembre

Deux cours et demi étaient destinés à visionner le film C'est pas moi, je le jure!. Pendant le visionnement, les élèves devaient répondre à un questionnaire, dans le but d'attirer leur attention vers des éléments du film pouvant leur servir lors de la rédaction du texte argumentatif. Les périodes se sont très bien passées, les élèves semblent avoir beaucoup apprécié le film. Seule ombre au tableau, j'ai dû faire une intervention assez sévère auprès d'un élève. Ce dernier avait gravé sur la couverture de son agenda la croix gammée. Il s'agissait là d'une situation très grave à mes yeux et j'ai pris l'élève à partie. Lui demandant de sortir dehors de la classe, je l'ai réprimandé et lui ai demandé d'éliminer ce symbole de son agenda, sans quoi, il n'entrera plus dans ma classe. De plus, je lui ai demandé de m'écrire un paragraphe m'expliquant ce qui l'avait poussé à dessiner ce symbole et un second paragraphe comme une réflexion afin d'expliquer pourquoi il est inacceptable de dessiner la croix gammée. J'ai, bien sûr, informé mon enseignante-associée de la situation, et cette dernière m'a supporté dans mes actions. L'élève m'a fourni la lettre explicative. Malheureusement, ce dernier a refusé les reproches en soutenant qu'il s'agissait plutôt d'un svastika, symbole de paix. Plutôt que de reconnaitre sa maladresse, il a plutôt joué la carte de l'incompris. Après le cours, je lui ai encore demandé de rester. Il s'est présenté à moi, les yeux mi-honteux, mi-effrontés. Je lui ai calmement dit que je trouvais regrettable qu'il n'ait pas accepté de voir dans cette situation l'occasion de prendre ses responsabilités et la part de blâme qui lui revient. Il a obtempéré. J'espère qu'il retirera au moins la leçon que nos gestes peuvent parfois avoir des conséquences plus graves que l'on croit et que certaines de nos attitudes peuvent être interprétées différemment de nos intentions. Pour ma part, je retiens de cet incident que plusieurs élèves de 5e secondaire revendiquent qu'on les traite d'égal à égal, mais quand vient le temps d'assumer les responsabilités qui viennent avec l'âge adulte, alors ils redeviennent des adolescents « insouciants ». La ligne est très mince entre vouloir traiter ses élèves en adultes (c’est ce qu’il nous demande de faire) et projeter des capacités cognitives et émotives qu'ils n'ont pas encore. Ce sont encore, après tout, des enfants. Autrement les élèves ont également fait un examen de ponctuation qui a été assez mal réussi, et ce, par tous les groupes de 5e secondaire. Les autres enseignants de niveau et moi, nous nous sommes rencontrés pour apporter des rectifications à l'examen. J'ai d'ailleurs fait quelques heures de correction rémunérées pour une enseignante.

Friday, December 6, 2013

5-6 décembre

Le 4 décembre, il n'y avait pas de cours. J'en ai profité pour créer une activité pour le 6 décembre. Je devais couvrir les bases théoriques du texte argumentatif, mais je trouvais qu'un cours plus magistral serait redondant. Après tout, les élèves voient le texte argumentatif depuis 4e secondaire. J'ai donc trouvé un modèle de texte argumentatif sur le site alloprof.ca et je l'ai découpé en ses différentes sections. En classe, en équipe de 3 ou 4, les élèves recevaient les morceaux du texte et devaient le reconstruire. L'activité s'est avérée très dynamique, or, la gestion de classe était plus ardue. Il faut dire que nous étions vendredi aux deux dernières périodes, ce qui a certainement joué en faveur d'un climat plus échevelé. Cette activité se voulait socioconstructiviste, car je remettais à des groupes d'élève le travail de retrouver et nommer les différentes parties d'un texte argumentatif. Aussi, cette façon de manipuler les morceaux de texte avait pour but de toucher les élèves plus kinesthésiques. Il est difficile de savoir si vraiment mes objectifs ont été atteints, car comme l'activité sortait de l'ordinaire, les élèves l'ont perçu comme un jeu, et non comme un exercice scolaire sérieux. Si c'était à refaire, je tenterais d'instaurer un climat plus sérieux autour de l'activité. Aussi, hier, les élèves devaient faire un examen de lecture. Il s'agissait de faire le plan d'un texte argumentatif dans le but de répondre à l'une de trois questions. Cette période s'est très bien déroulée.