Wednesday, December 11, 2013

9-10-11 décembre

Deux cours et demi étaient destinés à visionner le film C'est pas moi, je le jure!. Pendant le visionnement, les élèves devaient répondre à un questionnaire, dans le but d'attirer leur attention vers des éléments du film pouvant leur servir lors de la rédaction du texte argumentatif. Les périodes se sont très bien passées, les élèves semblent avoir beaucoup apprécié le film. Seule ombre au tableau, j'ai dû faire une intervention assez sévère auprès d'un élève. Ce dernier avait gravé sur la couverture de son agenda la croix gammée. Il s'agissait là d'une situation très grave à mes yeux et j'ai pris l'élève à partie. Lui demandant de sortir dehors de la classe, je l'ai réprimandé et lui ai demandé d'éliminer ce symbole de son agenda, sans quoi, il n'entrera plus dans ma classe. De plus, je lui ai demandé de m'écrire un paragraphe m'expliquant ce qui l'avait poussé à dessiner ce symbole et un second paragraphe comme une réflexion afin d'expliquer pourquoi il est inacceptable de dessiner la croix gammée. J'ai, bien sûr, informé mon enseignante-associée de la situation, et cette dernière m'a supporté dans mes actions. L'élève m'a fourni la lettre explicative. Malheureusement, ce dernier a refusé les reproches en soutenant qu'il s'agissait plutôt d'un svastika, symbole de paix. Plutôt que de reconnaitre sa maladresse, il a plutôt joué la carte de l'incompris. Après le cours, je lui ai encore demandé de rester. Il s'est présenté à moi, les yeux mi-honteux, mi-effrontés. Je lui ai calmement dit que je trouvais regrettable qu'il n'ait pas accepté de voir dans cette situation l'occasion de prendre ses responsabilités et la part de blâme qui lui revient. Il a obtempéré. J'espère qu'il retirera au moins la leçon que nos gestes peuvent parfois avoir des conséquences plus graves que l'on croit et que certaines de nos attitudes peuvent être interprétées différemment de nos intentions. Pour ma part, je retiens de cet incident que plusieurs élèves de 5e secondaire revendiquent qu'on les traite d'égal à égal, mais quand vient le temps d'assumer les responsabilités qui viennent avec l'âge adulte, alors ils redeviennent des adolescents « insouciants ». La ligne est très mince entre vouloir traiter ses élèves en adultes (c’est ce qu’il nous demande de faire) et projeter des capacités cognitives et émotives qu'ils n'ont pas encore. Ce sont encore, après tout, des enfants. Autrement les élèves ont également fait un examen de ponctuation qui a été assez mal réussi, et ce, par tous les groupes de 5e secondaire. Les autres enseignants de niveau et moi, nous nous sommes rencontrés pour apporter des rectifications à l'examen. J'ai d'ailleurs fait quelques heures de correction rémunérées pour une enseignante.

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